mardi 6 novembre 2007
DÉMÉNAGEMENT
Par Nicoz, mardi 6 novembre 2007 à 18:15 :: General
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mardi 6 novembre 2007
Par Nicoz, mardi 6 novembre 2007 à 18:15 :: General
mercredi 29 août 2007
Par Nicoz, mercredi 29 août 2007 à 23:49 :: GNU/Linux & libre - Informatique
Hi Folks,
I am delighted to have the pleasure of announcing the Hardy Heron (Ubuntu 8.04), the next version of Ubuntu that will succeed Gutsy Gibbon (Ubuntu 7.10, due for release in October 2007). Not only will the Ubuntu community continue to do what it does best, produce an easy-to-use, reliable, free software platform, but this release will proudly wear the badge of Long Term Support (LTS) and be supported with security updates for five years on the server and three years on the desktop. We look forward to releasing the Hardy Heron in April 2008.
C'est par ces mots, envoyés sur la liste de diffusion ubuntu-devel-announce, que Jono Bacon a révélé le nom de la version 8.04 LTS d'Ubuntu qui succèdera à Gutsy Gibbon, et qui sortira en avril 2008 : Hardy Heron.
Le Héron Hardi, Robuste, ou encore Endurci, nom qui va bien à une LTS qui sera supporté 3 ans pour sa version desktop et 5 ans pour sa version server.
dimanche 26 août 2007
Par Nicoz, dimanche 26 août 2007 à 12:07 :: GNU/Linux & libre - Informatique
Il y a quelques jours, Louis XVI with a gun publiait sur son blog un billet détaillant la marche à suivre afin d'obtenir un fond d'écran "dynamique" de l'image de la terre. Il terminait son billet par "je cherche un équivalent pour la planète Mars" : je vous propose, aujourd'hui, de satisfaire sa requête ! 
Il faut tout d'abord procéder à quelques préparatifs. Premièrement, installez xplanet grâce à la commande sudo apt-get install xplanet xplanet-images. Créez ensuite un répertoire caché qui contiendra les fichiers de configuration du logiciel dans votre home grâce à mkdir ~/.xplanet. Téléchargez ensuite le fichier xplanet-bg, que j'ai modifié spécialement pour Mars, avec wget http://www.nic0z.123.fr/progs/xplanet-bg et modifiez-le. Vous pouvez préciser la latitude et la longitude que vous souhaitez, mais il vous faut surtout notifier votre résolution d'écran, en modifiant la variable GEOMETRY. Finalement, déplacez-le dans le répertoire /usr/local/bin et rendez-le exécutable, avec la commande sudo mv xplanet-bg /usr/local/bin/xplanet-bg && sudo chmod a+x /usr/local/bin/xplanet-bg.
Si vous avez suivi la procédure décrite par Louis XVI with a gun, remplacez simplement votre ancien fichier xplanet-bg par celui que je vous propose grâce à la commande ci-dessus, en prenant bien soin de le modifier à votre convenance (longitude, latitude et résolution).
Afin que votre planète ne soit pas qu'une boule de couleur unie, vous devez télécherger une image de Mars. Je vous propose cette image ; téléchargez-la avec wget http://www.shatters.net/~praesepe/files/MarsV3-Shaded-2k.jpg. Il faut ensuite la déplacer vers votre fichier .xplanet, dans un sous-dossier "images". Utilisez la commande mkdir .xplanet/images && mv MarsV3-Shaded-2k.jpg ~/.xplanet/images/mars.jpg.
Allez dans Système→Préférences→Sessions et, dans l'onglet "Programmes au démarrage", cliquez sur le bouton "Nouveau". Donnez lui un nom évocateur, comme "Fond d'écran xplanet" et dans le champ "Commande", copiez /usr/local/bin/xplanet-bg. Il ne vous reste plus qu'à redémarrer le pc ou le serveur X afin de profiter de Mars "en temps réelé en terme de luminosité.
Il faut éditer les configurations de xplanet, avec par exmple gksudo gedit /etc/xplanet/config/default. Repérez la ligne "cloud_map=clouds.jpg" et commentez-là.
En fait, il est théoriquement possible de l'afficher, mais aucun satellite, et donc aucun site, ne nous la propose...
Cependant, il est toujours possible d'utiliser une couche nuageuse ancienne, datant de 2003 pour être exact. Téléchargez-la ici et placez-la dans votre dossier .xplanet, en vérifiant bien que le nom est clouds.jpg. Si vous aviez commenté la ligne "cloud_map=clouds.jpg" à la question supérieur, décommentez-la.
Faut savoir ce que tu veux aussi ! 
Si tu as bien suivi le tuto de Louis XVI with a gun, rien de plus simple : remplace ton fichier xplanet-bg par celui qu'il propose.
Sinon, va le lire : http://linux-facile.blogspot.com/.
N'oublies pas d'éditer les configurations de xplanet, avec gksudo gedit /etc/xplanet/config/default, et de décommenter "cloud_map=clouds.jpg" si tu veux les nuages !
Oui, le téléchargement automatique des nuages ne sera plus d'aucune utilité, tu peux donc le supprimer de ton cron. Édite-le avec gksudo gedit /etc/crontab, et supprime la ligne "49 2,5,8,11,14,17,20,23 * * * root perl /usr/local/bin/clouds.pl 2&> /dev/null".
Voilà, j'espère que vous n'aurez pas trop de problèmes.
samedi 18 août 2007
Par Nicoz, samedi 18 août 2007 à 14:12 :: GNU/Linux & libre - Informatique
Canonical, la société mécène d'Ubuntu, apporte en cette fin de vacances quelques nouveautés ; deux pour être exact, dont une particulièrement surprenante : Canonical Store.
Canonical Store n'est autre qu'un site, de Canonical bien sûr, proposant divers objets et vêtements en rapport avec Ubuntu. Vous pourrez y acheter des T-shirt, des porte-clés, des tasses ou même des sacs ! 
Vous y trouverez aussi des CD Ubuntu, bien qu'il soit toujours possible d'en demander gratuitement grâce au Shipit.
Le prix, vous vous en doutez bien, n'est vraiment pas excessif.
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Canonical Store propose des T-Shirt noirs ou blancs estampillés Ubuntu, avec le beau logo.
Il propose aussi une casquette, des polos, et des sweat-shirt plutôt pas mal.
Côté accessoires, vous aurez droit à une balle anti-stress, un porte-clé, et les célèbres stickers (espérons juste qu'ils sont plus résistants que ceux offerts par le Shipit
). Plus utiles, un sac et une tasse sont aussi disponibles.
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Les CD et les DVD des différentes versions d'Ubuntu sont aussi disponibles, contre une petite somme d'argent. Suite, certainement, à une erreur de traduction, une fausse nouvelle annonçant la fin des CD gratuits envoyés par Shipit s'est rapidement répandue. Il n'en est rien ; Shipit continuera à expédier gratuitement des CD d'Ubuntu et de Kubuntu. Canonical Store en vendra, mais le délai d'attente sera moins longs et les DVD des distributions sont aussi disponibles.
Canonical Store propose, pour des prix modestes, des produits dérivés amusants, utiles et jolis ; un support professionnel est aussi disponible. L'entreprise qui fait tant pour Ubuntu a aussi récemment dévoilé son nouveau projet : Landscape, une interface de gestion décentralisée de machines en réseau. On peut cependant se poser quelques questions ; où va aller l'argent qu'apporteront les acheteurs de Canonical Store, et est-ce que Landscape sera libre ? Il est fort probable, malheureusement, que la réponse à la dernière soit négative...
mercredi 15 août 2007
Par Nicoz, mercredi 15 août 2007 à 17:22 :: GNU/Linux & libre - Informatique
Le 2 septembre, soit dans 18 jours, la très célèbre ISO va se réunir pour décider du sort de la proposition de norme Ecma 376, dite OOXML. Or il y a bien des raisons de penser qu'OOXML n'est pas une bonne norme et, qui plus est, il en existe déjà une autre : OpenDocument.
OOXML, pour Office Open XML, est une spécification technique créée par Microsoft concernant les suites bureautiques. Cette spécification est défaillante à bien des égards ; par exemple (tiré du site No Ooxml) : pour OOXML, le 1er janvier 1900 est tombé un dimanche, alors qu'en réalité c'était un lundi. De plus, la spécification n'est pas capable de gérer des dates avant 1900.
Il va sans dire qu'OOXML est protégée par de nombreux brevets détenus par Microsoft et que son implantation est très difficile (voire impossible) sur d'autres plateformes que Windows.
OpenDocument (officiellement OASIS Open Document Format for Office Applications, raccourcis en ODF) est LA norme de l'ISO en matière de bureautique, norme que Microsoft a bien entendu refusé d'appliquer. Pourtant, ce format totalement ouvert offre de nombreux avantages par rapport à OOXML. Ce format est documenté et librement exploitable ; il est aussi beaucoup plus simple à implémenter qu'OOXML. Cette norme est utilisée par OpenOffice.org et KOffice, bien sûr (ils en sont les "créateurs"), mais aussi par de nombreux autres logiciels de bureautiques, libres ou propriétaires.
Évidemment, cette norme n'est pas parfaite, et certains aspects en sont plus ou moins discutables (comme le choix de MathML, par exemple), mais en de très nombreux points il est clair qu'elle est plus performante que sa concurrente de chez Microsoft.
Il y a de nombreuses raisons de s'opposer à la spécification OOXML. Déjà, et tout simplement, parcequ'il existe déjà une norme dans ce domaine ; qui n'est autre, vous l'aurez compris, qu'OpenDocument. Si OOXML devenait une nouvelle norme, cela entraînerait des nombreux coûts supplémentaires. En plus de ça, OOXML est protégée par une légion de brevets, dont le détenteur n'est autre que Microsoft ; la firme de Redmond pourrait donc s'en servir pour menacer ses concurrents.
Mais ce qui est sans doute le pire c'est que cette norme ne peut être parfaitement implémentée que sur les plateformes du géant américain, si bien que l'utilisation d'OOXML entraîne l'obligation d'utiliser Windows.
Pour montrer votre opposition à la spécification défectueuse de Microsoft, vous pouvez signer la pétition contre OOXML sur http://www.noooxml.org/petition-fr.
Vous pouvez aussi en en apprendre un peu plus sur le site No Ooxml :
http://noooxml-fr.wikidot.com/.
samedi 11 août 2007
Par Nicoz, samedi 11 août 2007 à 12:04 :: GNU/Linux & libre - Informatique
Délires de programmeurs, les easter egg, ou œufs de Pâques pour les francophones, ne manquent pas sous Ubuntu et les logiciels libres. Ces petites fonctionnalités cachées sont tant amusantes qu'étonnantes ; je vais tenter de vous en faire une petite liste, certainement incomplètes.
Ouvrez une console et tapez aptitude moo, puis aptitude -v moo, puis aptitude -vv moo, puis aptitude -vvv moo, puis aptitude -vvvv moo, puis aptitude -vvvv moo et enfin aptitude -vvvvv moo. Pour savoir ce que c'est, utilisez aptitude -vvvvvv moo !
Toujours en console, tapez apt-get moo et regardez le résultat !
Ouvrez OpenOffice Calc et entrez, dans une cellule : =GAME("StarWars"). Bon jeu !
Toujours dans Calc, entrez =GAME(A1:C3;"TicTacToe") dans une cellule de la quatrième colonne pour jouer au célèbre Tic Tac Toe !
Finissons-en avec Calc ; entrez =STARCALCTEAM() pour en savoir plus sur les développeurs.
Avec Writer, entrez =StarWriterTeam dans un document vierge et pressez F3.
Appuyez sur |ALT| et |F2| simultanément afin d'afficher le lanceur d'applications. Tapez gegls from outer space et validez ; Wanda est maintenant votre vaisseau contre les méchantes vaches folles ! 
Adoptez le sur votre bureau ! Pour cela, toujours avec le lanceur d'applications, lancez free the fish et dites bonjours au poisson. Cliquez dessus pour le faire partir... jusqu'à ce qu'il revienne ! Pour l'enlever complètement, par contre, utilisez la commande pkill gnome-panel.
Firefox n'est pas à l'abri non plus ; pour preuve le célèbre easter egg du livre de Mozilla. Ouvrez Firefox et, dans la barre d'adresses, tapez about:mozilla.
C'est tout, à ma connaissance. Si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas à m'en faire part. 
vendredi 10 août 2007
Par Nicoz, vendredi 10 août 2007 à 18:04 :: Sur le Net...
jeudi 9 août 2007
Par Nicoz, jeudi 9 août 2007 à 13:09 :: GNU/Linux & libre - Informatique
Depuis hier Dell, qui vendait déjà des ordinateurs sous Ubuntu en Amérique, en propose maintenant en Europe, et donc en France. Un pas de plus a été franchi dans la résolution du trop célèbre Bug #1.
Dell : Get More out of Now !
Dell est une entreprise américaine basée à Round Rock, au Texas. C'est, d'après le grande majorité des professionnels de l'informatique, le plus grand fabricant d'ordinateurs au monde, sans doute aussi l'un des plus célèbres. Afin de connaître les envies de ses clients, Dell a mis en place son Ideastorm ; le principe est simple : des utilisateurs proposent des idées que chacun peut promouvoir ou non, les idées les plus promues étant les plus appréciées et donc celles à mettre en place le plus rapidement. Peu de temps après l'apparition de ce système, l'idée de pré-installer Linux sur certains ordinateurs Dell a été proposée et a obtenue de nombreux votes, si bien qu'en mai 2007, Dell s'est décidé à proposer quelques ordinateurs équipés d'Ubuntu au grand public.
Malheureusement, cette offre ne concernait que les pays nord américains...
Dell : Obtenir Plus de Maintenant !
Dell Ubuntu en Amérique, c'est bien, mais en Europe (pour nous) : c'est mieux ! Or c'est justement ce que propose la firme américaine, depuis le 8 août. Les nombreux utilisateurs européens ont fait pression, avec un certain succès, à coups de mails et de discussions avec le support jusqu'à ce que, le 7 août, Dell annonce : "Dell today unveiled two consumer PCs in Europe – the Inspiron 6400n and the Inspiron 530n – with the Ubuntu 7.04 Linux operating system factory installed.". Dell vend donc maintenant en Europe des ordinateurs équipés d'Ubuntu ; www.dell.fr/ubuntu !
Nous n'avons plus qu'à espérer que de nombreux acheteurs s'intéresseront à ces ordinateurs, et que d'autres fabricants proposeront à leur tour des systèmes d'exploitations libres.
Avec des logiciels tels que Firefox, des systèmes d'exploitation à l'image d'Ubuntu, et des gammes librement équipés comme en propose Dell, le Bug #1 perd du terrain au profit, et c'est tant mieux, des logiciels libres.
mercredi 1 août 2007
Par Nicoz, mercredi 1 août 2007 à 23:29 :: GNU/Linux & libre - Informatique
Nous avons terminé la traduction et la relecture du premier numéro de Full Circle (c'est pas trop tôt !), le fameux magazine de la communauté Ubuntu ! Notre retard est tout de même considérable...
Au sommaire de ce numéro
dimanche 1 juillet 2007
Par Nicoz, dimanche 1 juillet 2007 à 15:57 :: GNU/Linux & libre - Informatique
Après des mois de rédaction, de corrections et d'améliorations en tous genres, la version 3 des célèbres licences libres GNU GPL et GNU LGPL est -enfin- sortie ! Nouveau, beau ; un grand pas vers la liberté que je vais vous présenter en détail.
GNU GPL ?
GNU GPL (Licence publique générale GNU) est une des licences libres les plus célèbres. Elle est l'œuvre de la Free Software Foundation, dont les deux principaux acteurs en furent les premiers rédacteurs (Richard Stallman et Eben Moglen). Initialement destinée au projet GNU, elle s'est vite répandue dans le monde du logiciel libre si bien qu'elle est, à l'heure actuelle, la licence libre la plus employée.
Les objectifs de la GPL sont de proposer des logiciels satisfaisant les quatre libertés fondamentales d'un logiciel libre ;
Autre particularité ; tout logiciel distribué sous licence GNU GPL doit être redistribué, que vous le modifiez ou non, sous la même licence.
Il existe aussi d'autres licences GNU, comme la GFDL destinée aux documentations (sous laquelle sont placés les articles de Wikipédia, par exemple), ou la GNU LGPL moins contraignante que la GPL vis à vis des logiciels propriétaires (de nombreuses bibliothèques logicielles, comme la SDL, sont donc publiées sous licence GNU LGPL).
La version 3.
La version 3 de la licence GNU GPL est "sortie" ce 29 juin 2007. Le texte, long de 12 pages, assure maintenant une protection contre la tivoisation et interdit à un auteur qui place son programme sous GPL d'attaquer ses utilisateurs avec des brevets. Il a de plus été internationalisé et simplifié.
Quel avenir pour les logiciels sous GPL ?
Cette nouvelle version, dont le besoin se faisait de plus en plus ressentir, ne va cependant pas remplacer la GPL en version 2. En effet, seuls les auteurs des logiciels peuvent en changer la licence or beaucoup de logiciels libres sont le fruit d'un travail de plusieurs personnes qui doivent toutes faire passer la partie qu'ils ont créée sous licence GPL version 3. Et ça, ça peut être un vrai casse-tête dans le cas de certains projets... Il existe une "parade", certains auteurs distribuant leurs programmes sous licence "GNU GPL 2 ou supérieur", ce qui permet à n'importe qui d'en redistribuer une copie sous GPL version 3 très simplement.
Cependant, certains programmes ne passeront peut-être pas sous la nouvelle licence qui déplaît à certains développeurs. Cela est légal ; même si une version 3 est sortie il est encore possible de distribuer un logiciel sous la version 2 de la licence GPL.
Le noyau Linux, dont les contributeurs sont nombreux, est placé sous licence GPL 2, et donc il faut que chaque développeur fasse passer son bout de code sous la version 3 de la GPL. Linus Torvalds, principal développeur et initiateur du projet, était au début réticent à l'idée d'appliquer la GPL 3 au noyau : il n'appréciait pas cette nouvelle version. Cependant, après de nombreux dialogues, les points qui lui déplaisaient furent modifiés et il est aujourd'hui prêt à faire progressivement passer le noyau sous la licence GNU GPL version 3.
Cette licence, nécessaire mais quelque peu controversée, est une vraie avancée : le libre a su s'adapter à son évolution et à celle de la technologie.
lundi 18 juin 2007
Par Nicoz, lundi 18 juin 2007 à 22:06 :: GNU/Linux & libre - Informatique
Lors de l'émission "Plein écran" du 15 juin, diffusée sur LCI, ont été présentés avec brio les logiciels libres. Cette émission se compose de deux partie ; le premier quart d'heure étant diffusé sur LCI, tandis que le second l'est sur internet.
Aucune grosse erreur à signaler, mis à part le fait que vlc est disponible dans les dépôts Ubuntu
.
Première partie :
mercredi 13 juin 2007
Par Nicoz, mercredi 13 juin 2007 à 17:28 :: GNU/Linux & libre - Informatique
Ma tentative du jour sera, tout simplement, la description d'une des plus belles réussites du monde libre en matière de 3D : la suite d'animation, de modélisation et de rendu 3D Blender. Histoire, description, réalisations, je vais tenter de vous présenter ce "logiciel" de la meilleure manière possible...
Histoire d'une liberté chère payée...
À ses débuts, Blender, qui s'appelait Traces, était un ray tracer propriétaire sur Amiga.
Sa production a ensuite été assurée par la société néerlandaise Not A Number Technologies, fondée en 1998, qui le distribuait en tant que partagiciel (logiciel propriétaire où l'accès à certaines fonctions nécessite l'achat d'une licence). Le logiciel devint finalement un graticiel, son auteur, Ton Roosendaal, ayant trouvé des investisseurs pour l'aider. Mais ces derniers n'y gagnaient pas grand chose si bien qu'en 2002, ils décidèrent de se retirer ce qui provoqua la faillite de Not A Number Technologies, entraînant logiquement la fermeture du site de Blender.
Cependant, la communauté des utilisateurs de Blender, apprenant la nouvelle, se reforma dans un forum de discussion et, le 18 juillet 2002, Ton Roosendaal, dans le but de créer la fondation Blender, parvient à racheter les droits d'auteur du logiciel pour, tout de même, 100 000 euros. Le but de cette association est de distribuer Blender sous licence GPL, ses sources furent donc dévoilées le 7 septembre 2002. Après des mois de travail pour réaménager le code source, la première version libre de la suite 3D sort le 11 février 2003
.
Possibilités infinies...
Les très nombreuses fonctionnalités que Blender nous offre sont d'une exceptionnelle qualité et permettent de réaliser des modèles sublimes. Il peut évidemment modéliser une scène 3D, mais aussi l'animer, ou même en faire un jeu grâce à la possibilité d'insérer des scripts Python. La suite gère aussi les effets et simulations physiques (grâce à Bullet), ce qui rend possible, entre autre, l'animation de fluides, de particules, de corps mous, et l'interaction entre objets. Blender permet également la gestion de la lumière et des ombres, ainsi que des textures et des couleurs. Il propose, enfin, des possibilités d'animations simple grâce à la cinématique directe et aux armatures.
À noter, tout de même, que la suite 3D propose l'import/export de divers formats de fichiers 3D (comme .obj, par exemple).
On peut donc sans trop prendre de risque annoncer de Blender qu'il permet de tout réaliser, pour peu qu'on y mette du temps.
Simplicité déconcertante...
Ce qui a longtemps rebuté les nouveaux utilisateurs de Blender est sa complexité, notamment aux niveaux des menus. Mais la libéralisation de la suite a entraîné, outre une internationalisation des textes, une simplification des menus qui en sont devenus très intuitifs. De nombreuses actions sont simplifiées grâce à des boutons aux noms évocateurs, ce qui fait de Blender une suite très simple d'utilisation, mêlant puissance et clarté.
Développement suractif...
Blender est certainement l'une des suites de logiciels libres qui évolue le plus rapidement ! La dernière version qui date de mai 2007, et estampillées 2.44, suit de très près la version 2.43 sortie trois mois avant. Quand on sait que chaque version apporte son lot de nouveauté, on comprend bien de travail titanesque des développeurs pour proposer sans cesse de nouvelles fonctionnalités.

sudo apt-get install blenderSi vous voulez installer la dernière version, il va falloir compiler ! Rendez-vous sur cette page de la documentation ubuntu-fr qui vous explique comment faire.
jeudi 7 juin 2007
Par Nicoz, jeudi 7 juin 2007 à 22:48 :: Sur le Net...
Exalead est un jeune moteur de recherche français (cocorico !
) qui propose de nombreuses fonctionnalités tant utiles qu'innovantes (système de vignettes pour enregistrer ses sites préférés, possibilité d'affiner sa recherche très simplement avec un menu convivial, ...), le tout dans une interface bleue et sereine, mais très intuitive.
Cette jeune pousse ne cesse de s'améliorer et propose déjà un service de qualité ; enfin un concurrent de poids face au géant Google.
lundi 4 juin 2007
Par Nicoz, lundi 4 juin 2007 à 12:59 :: GNU/Linux & libre - Informatique
Aujourd'hui je vais m'atteler à la lourde tâche qu'est la description de la plus célèbre plate-forme de calcul distribué : BOINC. Présentation, installation, utilité : tout y passera ! Ou presque
...
BOINC ? Calcul distribué ?
BOINC n'est ni plus ni moins qu'un programme informatique développé par une université américaine (Berkley). Ce logiciel, le "client", est chargé de gérer différentes "applications" qui ne sont rien d'autre que de simples (tout est relatif
) programmes de calcul. Le but est en fait d'utiliser la puissance de votre ordinateur couplée à celle des tous les autres PCs participant au projet pour faire des calculs complexes afin de faire avancer la science. C'est vous qui choisissez les projets que vous souhaitez aider, et là : le choix est vaste ! Plusieurs projets dans de nombreux domaines ont besoin de vous ; analyser des données collectées par des télescopes, trouver de grands nombre premiers, étudier les effets du réchauffement climatique, ... Tout ça pour faire avancer la physique, les maths, l'astronomie, et j'en passe !
Et dans la pratique, comment ça se passe ? En fait, c'est très simple. Vous installez le client (BOINC, donc), vous entrez les projets auxquels vous souhaitez participer et vous faites ce que vous voulez de votre ordinateur ! En effet, ce dernier va, grâce au net, télécharger comme un grand les calculs qu'il doit faire et, toujours grâce à internet, il va envoyer les résultats. Vous pensez que les performances de votre PC vont en pâtir ? Rassurez-vous : BOINC n'utilise que ce que vous n'utilisez pas déjà ! Et ne pensez pas que BOINC est un logiciel de vieux geek altéré, il est utilisé par plus d'un million de machines dans le monde ; pourquoi ne pas l'essayer ?
Installer le client : BOINC.
Comme annoncé dans la partie précédente, pour pouvoir gérer les calculs il vous faut le programme "client" : BOINC. Il se trouve dans les dépôts Ubuntu ; il vous suffit donc de taper dans une console :
sudo apt-get install boinc-client boinc-manager
et le tour est joué. BOINC est accessible via le menu Applications ⇒ Accessoires ⇒ BOINC Manager. En fait, vous avez installé le client (qui se charge tout seul au démarrage), et l'interface graphique. Vous n'êtes donc pas obligé de garder la fenêtre ouverte pour que votre ordinateur calcul ; ce n'est qu'une interface graphique.
Bon et puis comme je suis sympa, amis windowsiens & maceux, le logiciel est aussi disponible ici.
Pour qui calculer ?
Maintenant que le client est installé, il va falloir trouver des calculs
. Vous allez donc choisir à quels projets vous souhaitez participer. Chaque projet dispose d'un site internet qui servira à l'attacher à votre client. Prenons par exemple le célèbre Seti@home ; ce projet à besoin de vous pour analyser les données d'un télescope en vue de détecter une quelconque vie extraterrestre. Son site est http://setiathome.berkeley.edu/. Pour l'attacher à votre client, ouvrez BOINC. Allez dans Outils ⇒ Rejoindre un projet. Lisez la petite introduction et cliquez sur "Suivant". Là, un champ texte attends que vous donniez l'adresse du site de votre projet. Rien de plus simple, tapez http://setiathome.berkeley.edu/ puis cliquez sur "Suivant". Le client vérifie de quel projet il s'agit. Il affiche ensuite un formulaire. Vérifiez que le bouton "Non, nouvel utilisateur" est bien coché. Si ce n'est pas le cas, faites le. Entrez ensuite votre email et un mot de passe et... cliquez sur "Suivant" ! Le client va à nouveau communiquer avec le projet et, si tout se passe bien, votre navigateur s'ouvre sur le site du projet qui vous demande quelques informations supplémentaires. Vous pourrez accéder ensuite à votre compte pour ce projet dans l'onglet "Projets" du BOINC Manager (cliquez sur le nom et dans le menu de gauche sur "Votre compte" ou sur le nom pour accéder au site). Vous voilà attaché au projet, BOINC calcul certainement déjà. Chaque unité de travail (WU, pour Work Unit) est téléchargée, calculée puis renvoyée. Vous pouvez voir les unités de travailles qui vous ont été envoyée dans l'onglet "Tâches". Vous y retrouvez le nom du projet, le temps restant, la date limite d'envoi (date avant laquelle il faut avoir fini les calculs, sinon ils ne seront pas comptabilisés) et l'état. Vous pouvez répéter l'opération pour vous attacher à plusieurs projet. Sachez aussi que BOINC ne calculs pas toutes les WUs en même temps : il en calcul une pendant un temps donné, puis une autre pendant un temps donné (qui n'est pas forcement le même), etc. Il faut aussi savoir que plus vous avez de projet, plus le temps pour calculer une WU sera long (logique, puisque plus de travail).
Concernant les WUs, il se peut que certains projet n'est momentanément plus besoin de vous (cela peut durer de quelques minutes à quelques années
). Ils ne vous envoient donc plus de travail. En tout cas, pour être sûr de calculer dès que possible, cochez la case "Toujours calculer" du menu "Activité".
Je gagne quoi ?
Rien ! Vous aiderez la science, c'est déjà pas mal
. Mais bon, pour mettre un peu de piment dans l'affaire, à chaque calcul achevé avec succès vous sera envoyé un peu de crédit (qui ne sert à rien à part à faire des classements
). Vous pourrez donc comparer les pays entre eux, savoir qui calcul plus ou moins que vous, et même intégrer une équipe dont le seul et unique but (gnarf gnarf !) est de s'emparer de la première place... En parlant d'équipe, vous n'en avez pas... encore ! La plus importante équipe francophone est l'Alliance Francophone (ça ne s'invente pas
), je vous propose donc d'y entrer. Pour cela, sur les sites des projets où vous êtes sans équipes, rendez vous dans votre compte ("Your Account"). Quelque part sur la page il y a le mot "Team" avec à sa droite "None" (en clair, vous n'avez pas d'équipe
). Encore à droite, cliquez sur "Find a team". Cherchez "L'Alliance" pour trouver "L'Alliance Francophone" (cliquez dessus). Vers le bas de la page, cliquez sur "Join", puis sur "Join team" et ça y est : vous êtes membre de l'Alliance Francophone (au troisième rang mondial, tout de même !). La manœuvre est à réitérer pour chaque projet auquel vous participez.
De plus, chaque membre de l'alliance francophone peut faire partie de "minis-équipes". Il en existe de nombreuse (team est, équipe de la science, team Linux, ...). Encore une fois, le seul but est de faire des classements avec les minis-équipes. Pour devenir membre d'une mini-team, il suffit de modifier son pseudo en quelque chose qui ressemble à ça : [AF>France>Est>Lorraine>Linux] Nicoz.
En clair, mon pseudo (oui, oui, c'est mon mien
) est Nicoz, et ce qui est entre crochet indique mes mini-teams. AF pour Alliance Francophone, France (il y a des minis-teams canadiennes, suisses, belges : on ne parle pas le français qu'en France !), Est pour la team Est, Lorraine... Bon, besoin de détails en plus ? Je vous conseille de rajouter au moins : [AF>France>Linux] avant votre pseudo (France si, bien sûr, vous êtes français
).
Pour les statistiques, rendez vous sur http://fr.boincstats.com/.
Voilà, j'espère avoir été clair, la liste de différents projet fera peut-être l'objet d'un prochain billet. Entre temps, calculez bien
.
Quelques liens...
mardi 29 mai 2007
Par Nicoz, mardi 29 mai 2007 à 21:06 :: GNU/Linux & libre - Informatique
Nous avons -enfin !- terminé la traduction du magazine Full Circle #0 ; l'occasion pour moi de vous présenter ce dernier ainsi que sa traduction.
Full Circle...
Sortie début avril 2007 pour l'édition anglaise, Full Circle est le magazine de la communauté Ubuntu ; écrit par la communauté pour la communauté. Ses articles concernent bien entendu principalement Ubuntu. Le premier numéro, le fameux "#0", est particulier dans le sens ou il propose une histoire de notre distribution favorite ainsi qu'une descriptions des nouveautés présentes dans la dernière version en date : Feisty Fawn. Il est clair et agrémenté de nombreuses images qui font que la lecture est des plus agréables. Le seul défaut pour nous, pauvres francophones, est que ce bijou est en anglais... D'où l'idée de sa traduction !
Do you speak french ?
Of course ! Et depuis hier !
En effet, peu après la sortie du magazine, Lionel Porcheron a brillamment proposé sa traduction. Toute une équipe (dont je fais parti) a donc traduit, doucement mais sûrement, le contenu de Full Circle en français, afin de proposer une version entièrement francophone sortie au milieu de la nuit dernière. Nous traduirons évidemment les prochains numéros pour, je l'espère, votre plus grand bonheur !